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Burn out & lâcher prise

14 juin 2019

Voilà un titre bien contradictoire et pourtant complémentaire. Il y a quelques jours, je lisais un article sur les 10 signes qui devraient nous alerter face à un burn out imminent (ici) et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est inquiétant de voir que je remplis les 7 premiers critères….

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A vrai dire, ce ne serait pas la première fois mais, la maturité et l’expérience aidant, j’opterai cette fois pour ne pas exploser en plein vol avec tous les dommages collatéraux que cela peut engendrer. Il faut dire qu’en ce moment, tous les voyants sont au rouge les uns après les autres et le corps qui vous lâche est certainement la meilleure des sonnettes d’alarme, l’ultime qui doit vous faire réagir !


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Apprendre à relativiser.

C’est certainement le plus difficile à faire et pourtant relativiser permet d’alléger le quotidien. En changeant notre perception des autres et des événements auxquels nous devons faire face, nous pouvons quitter ce besoin de contrôle excessif qui plane sur nos vies et apporte son lot de stress et de pression. Le lâcher prise implique d’accepter et de reconnaître nos propres limites tout comme celles de l’autre mais aussi de prendre conscience que nous ne pouvons avoir le contrôle sur tout ce qui nous entoure ni face aux événements de la vie.

Sur le papier, cela sonne facile. Ce changement de vision sur le monde n’est pourtant pas si évident à adopter. Il vous demande en effet une capacité d’adaptation mais aussi et surtout de vous faire confiance et de passer au-delà de vos peurs. C’est certainement là le plus difficile mais il faut reconnaître que peur et besoin de contrôle sont intimement liés.

J’ai une phrase tatouée dans la nuque qui résume bien l’idée. Elle dit “Fais confiance au voyage.” et c’est la clé : la confiance, en soi, en l’autre, en son avenir. Il y a deux ans et demi, après une séparation et un incident sur l’autoroute qui aurait dû me coûter la vie, j’ai absolument tout plaqué et je suis repartie de zéro sur tous les plans. Une folie pour une femme qui a peur de l’inconnu et qui aime ce qu’elle peut contrôler ! Une seule solution : s’adapter, passer au-delà des peurs, accepter le changement et se faire confiance. Résultat des courses : la meilleure décision de ma vie qui m’a permis de grandir, d’évoluer et un nombre enrichissant d’enseignements notamment en terme de “je relativise”.

Parce que le lâcher prise c’est avant tout un travail sur soi et sur nos ressentis, prisonniers de la pression sociale et du regard de l’autre que nous sommes. Prenez le temps de faire le point avec vous-même, notamment sur vos peurs, sur les raisons qui vous poussent à vous mettre cette pression ou à vous conformer absolument au moule.

Concernant vos peurs : Qu’avez-vous à perdre ? qu’avez-vous à gagner ? Quels sont les risques objectivement ? Sont-ils réellement graves ou est-ce ce que vous vous imaginez ? Quelles sont les conséquences réellement ?

Concernant la pression et le contrôle, de tout gérer : ne pouvez-vous pas déléguer ? priorisez-vous réellement vos tâches ? peuvent-elles être divisées en plusieurs petites tâches qui vous sembleraient moins insurmontables ? pourquoi cette pression ? que voulez-vous prouver et à qui ? est-ce vraiment nécessaire ? qu’est-ce que cela vous apporte ?

Ce ne sont que de simples questions que vous pouvez encore appronfondir mais je pense que vous avez saisi l’idée principale qui peut aussi bien s’appliquer dans le domaine professionnel que privé.

Penser à soi

Penser à soi est primordial pour ne pas s’oublier ni y sacrifier sa santé (mentale et/ou physique). L’idée n’est pas de tomber dans l’égoïsme et l’égocentrisme bien entendu mais d’accepter de refaire de soi une priorité quand on a tendance à se sacrifier pour faire passer les autres avant soi en s’oubliant. S’il y a bien un risque à vouloir tout contrôler, c’est bien celui de frôler (ou sombrer dans) le burn out. Alors plutôt que d’y laisser votre santé physique et/ou mentale, écoutez-vous. Ecoutez votre corps et ses limites, accordez-vous du temps pour vous et préservez-vous.

Le plus important est certainement d’écouter votre corps. C’est le meilleur signal lorsque vous allez trop loin, le corps s’exprime alors écoutez le, préservez le et accordez vous des moments rien que pour vous. Cela peut se faire de tas de façons : faire du sport, lire, prendre soin de vous, passer du temps avec vos proches, etc… Recentrez-vous sur vous, vos envies.

Personnellement, je constate qu’il y a un moment que j’ai délaissé tout ce que j’affectionnais particulièrement et qui me permettait de décompresser. Il n’est jamais trop tard pour rectifier le tir alors je me refais petit à petit de nouvelles petites routines. Ce sont des choses toutes simples : m’accorder 2h une fois par semaine pour faire des soins du corps, lire, jouer avec mon chaton, découvrir ma ville, tenir les blogs, faire de la généalogie, …. Bref faire des choses qui me plaisent et qui participent à mon bonheur.

S’éloigner de la pression sociale et être “socialement sélectif”

Autre élément important pour se défaire de la pression : prendre ses distances avec la pression sociale et ses dickats. Il y a longtemps que je n’entre plus dans le moule de la conformité ou plutôt de celle de la société. En dehors du cadre législatif bien entendu, personne ne m’imposera quoi que ce soit parce que “tout le monde fait comme ça”. Vous avez remarqué cette pression sans cesse qui nous entoure ? A peine en CDD, on vous demande à quand le CDI. A peine en couple, à quand l’emménagement. A peine emménagés, à quand le mariage ? la maison ? le 1er enfant ? le 2ème à peine le 1er né ?

Pourquoi ne pas faire sa vie comme on l’entend tout simplement ? Chacun a son rythme, ses priorités, ses idéaux et le “schéma classique” ne convient pas forcément à tout le monde. Il suffit de voir le nombre de fois où je dois me justifier parce que je suis séparée et pas déjà recasée et mariée, parce que je ne souhaite pas me marier ni avoir d’enfants, parce que je ne bois pas d’alcool. Tout devient “à justifier”, la police de la conformité se sent menacée par votre liberté d’assumer vos choix. Et si on laissait simplement les gens vivre leur vie comme ils l’entendent !?

C’est là où il s’avère parfois utile d’être “socialement sélectif”. Entourez-vous de personnes vraies, qui vous aiment pour ce que vous êtes vraiment et qui vous soutiennent dans vos projets même quand leurs avis divergent. Fuyez les personnes toxiques et négatives qui vous minent sans cesse le moral, vous jugent et vous tirent vers le bas. Il est préférable d’avoir un entourage plus restreint mais un véritable pilier solide qu’être très entouré de fausseté !

Le work couple

J’ai bien conscience que ce dernier point trouve sa limite dans le domaine professionnel. Nous sommes bien d’accord que nous ne pouvons pas éviter certains de nos collègues sous prétexte qu’ils sont négatifs et/ou qu’on ne peut pas les supporter. C’est là qu’intervient le dernier point que je voulais soulever : le concept du “work couple”, comprendre le/la collègue avec qui vous construisez des liens personnels et professionnels forts au point que souvent la relation professionnelle devient de l’amitié dans le domaine privé.

Véritable duo complémentaire et complice, le work couple se soutient, s’entraide et entraîne une dynamique plus productive et performante tout en diminuant le stress. Parmi les indices du work couple : le rôle de confident, se comprendre en un regard, oser se dire les choses cash, connaître sa vie privée, avoir des private joke, etc.
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Pour avoir eu la chance d’être plusieurs fois en work couple, cela permet réellement de lâcher prise et de prendre confiance en soi et ses capacités. Ces duos sont une véritable bouffée de positivisme et tirent vers le haut. Et entre nous, travailler sérieusement mais dans le rire, c’est bien mieux non !? 😉

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Félicitations, vous êtes arrivés au bout du roman ! Prenez désormais un moment pour vous et lâchez prise ! Vous verrez, ce ne peut être que bénéfique !

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A bientôt !


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